SORCIÈRES ET COMMUNICATIONS

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Que viennent faire les sorcières de Salem dans une émission de communications ?

C’est que ce drame soulève la question du tribunal populaire qui est si présent aujourd’hui dans les médias, les réseaux sociaux et le Web. Le bon peuple au cœur d’airain se dit dans sa grande sagesse que l’appareil judiciaire est tellement lent que le tribunal populaire va régler tous les dossiers en deux jours, dans un tout-inclus avec témoins variés, moi y compris, jugement, condamnation, et punition.

L’assassinat de 25 femmes innocentes est le corollaire du tribunal populaire. Celui qui nous en parle, Patrick Howe, est directement lié à cet événement et en prime, c’est un communicateur.

Comme notre émission parle de communication, avec des communicateurs et pour des communicateurs, il était normal et logique de consacrer un épisode aux sorcières, 30 jours après l’Halloween, afin de comprendre comment notre univers de communications citoyennes pourra éviter le piège de se lancer sans fin dans une chasse aux sortilèges.

Une émission animée par Louis Lemieux.

Source : Institut FORMAT

Regardez cet épisode

COMMUNICATIONS 360 Épisode 1.12

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POLITIQUE DE BOIS

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Mise en garde : Ce commentaire parle des politiciens étrangers, américains, français et autres. Au Québec, nos politiciens sont bien différents.

Toute ma vie, j’ai côtoyé le milieu politique et aujourd’hui je comprend pourquoi j’ai toujours refusé d’en faire.

Que la politique soit l’art de la trahison n’est pas une raison suffisante pour ne pas faire de politique. Combien de savants, de chercheurs, d’avocats, de philosophes et de simples mortels n’ont pas trahi les idéaux de leur jeunesse ou simplement leurs propos de la veille.

Non…non, le vrai motif qui pousse les gens raisonnables à fuir la politique est cette incompréhensible tendance à ne jamais dire les choses.

En communication, vous conviendrez que de ne rien dire pose un problème majeur.

Surtout si vous êtes appelé à beaucoup parler. Aucun soucis car il existe des experts en communication politique qui peuvent vous aider en ce sens.

Cependant, ayez de la compassion pour le personnage politique car cet animal est traqué de toute part. Il est sans cesse poursuivit par des journalistes qui cherchent des histoires à se mettre sous la dent. Le politicien porte en lui un ADN de langue de bois qui remonte à la République de Platon. Il est prisonnier d’une forêt de lignes du Parti, il est le caméléon des idées, il a la vision de l’ours noir et l’odorat d’un poisson-marteau. « Profession…menteur »*

La grande utilité du politicien est la suivante : Si vous êtes novice en communication, observez bien le politicien et vous apprendrez tout ce qu’il ne faut pas faire pour être un bon communicateur, sauf au Québec, bien sur.

Note : Vos commentaires, questions et contestations seront hautement appréciés.

* Profession menteur, très beau livre du comédien François Perrier

Trump : Dieu et démon

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Après notre expérience du printemps dernier, nous avons décidé de produire, une fois par semaine, une émission télé qui se veut un laboratoire créé par et pour les communicateurs. Voici donc la première mouture de COMMUNICATIONS 360.

Épisode 1.01

Cette semaine, l’épisode traite de la politique et des réseaux sociaux.

Difficile d’aborder ce sujet sans parler du président des États-Unis.

Pour certains, il est un dieu, pour d’autres, le diable.

Tous les révolutionnaires de l’histoire ont été adulés ou haïs, et Trump ne fait pas exception à la règle. Notre propos n’est pas de faire le point sur ce qu’il est, car comme le dit Voltaire dans Candide, « il faut laisser aller le monde comme il va ».

Notre but est de forcer une réflexion sur l’impact de sa méthode sur l’univers des communications.

Écoutez et regardez cette émission télé avec deux grandes pointures de la planète C, Bruno Guglielminetti et Louis Aucoin, qui mettent en évidence le séisme politique de la venue sur terre de ce quatrième antéchrist.

Source : Institut FORMAT

bande annonce : https://youtu.be/y6uZd11hf3M

Vous avez dit porte-parole?

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Le travail de porte-parole d’une grande organisation est difficile et ingrat.

Difficile parce qu’il doit assimiler des problématiques complexes et ensuite les restituer en informations simples et faciles à comprendre pour le grand public. Difficile aussi parce que les délais sont souvent très courts, voire inexistants. Difficile, enfin, car les occasions de dérapage sont omniprésentes à chaque pas.

C’est aussi un travail ingrat car la fonction de porte-parole n’est pas toujours appréciée des journalistes dans leur quête d’information. Les médias perçoivent souvent le porte-parole comme une barrière étanche de « messages corporatifs » qui peuvent cacher la réalité d’une situation, d’une information ou d’une nouvelle.

La réalité se situe entre ces deux extrêmes. Les entreprises comprennent que la transparence reste une option de choix au yeux du public, le porte-parole s’applique donc à renseigner les médias rapidement, d’une manière brève, claire et précise. Dans ces conditions, le journaliste y trouve son compte et tout le monde est content.

Cependant, impossible de demander à un porte-parole d’être connaissant en toutes choses. La présentation d’une information rapide et compacte a toujours le défaut d’être incomplète ou de manquer de profondeur.

On voit donc émerger une tendance qui est de proposer aux médias une nouvelle catégorie d’intervenant, l’expert. Cette personne représente le savoir-faire et la force vive de votre organisation. Les renseignements qu’il transmet au journaliste sont crédibles, documentés et s’accrochent solidement à la réalité. Il sait de quoi il parle, il donne des exemples et il le fait le plus souvent avec la passion du connaisseur. Il peut-être un complément utile à l’intervention d’un porte-parole.

Ce personnage doit être préparé et encadré et, en toutes circonstances, il doit être le reflet positif de l’organisation.

Cette stratégie peut s’appliquer en toute sécurité à la condition d’établir un protocole clair et une distinction entre l’intervention d’un porte-parole et celle d’un expert.

Louis-Pierre Girard

Président de FORMAT

Arrête ta cassette !!!

 

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Oui…oui, les choses ont changé pour les porte-parole. Il y a quelques années, la règle était « get the message across ».

Aujourd’hui pour un porte-parole, passer ses messages correspond à partir sa cassette. Et Dieu sait que les journalistes et tout particulièrement Benoit Dutrizac détestent ça! Et le public n’y croit plus.

C’est comme de dire au public qu’on se fout de lui, qu’on dit ce qu’on a à dire, qu’on parle de nos enjeux, de nos problèmes et de nos solutions sans trop tenir compte de sa compréhension, de sa perception et de ses préoccupations.On s’en tient au Q & A’s formulées à l’écrit pour l’écrit sans se les approprier

Si le porte-parole agit de la sorte, il commet une faute capitale à l’une des règles de la communication. Toujours parler en fonction de celui qui écoute.

Pas de dire ce que l’autre veut entendre mais plutôt de dire des choses qui vont l’intéresser, le renseigner, l’informer et ultimement, lui être utile.

C’est vrai qu’il est plus facile de préparer ses lignes et de s’y tenir. Plus facile pour le porte-parole mais beaucoup moins pour le public et le journaliste qui verra dans le jeu de ce dernier .

Le public n’y croira pas et le journaliste sera encore plus insistant voire agressif pour que l’entrevue soit un tant soit peu plus dynamique et empathique.

En gardant l’objectif de ce que l’on veut dire (informer, rassurer, rectifier, etc.) en pensant à son interlocuteur, le message passera mieux et tout le monde sera content, y compris Dutrizac.

LES MAUDITS JOURNALISTES…

LES MAUDITS JOURNALISTES…

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Les journalistes, mais aussi le public, sont de plus en plus réfractaires aux porte-parole officiels des organisations. La raison en est simple. Ces derniers sont souvent envoyés devant les médias pour diffuser les messages et le point de vue de la direction. La langue de bois, les faux-fuyants et les demi-vérités prennent souvent le pas sur l’information publique susceptible d’intéresser les citoyens.

Heureusement, depuis quelque temps, on voit émerger une nouvelle tendance de quelques entreprises à mettre en scène leurs experts et leurs spécialistes. Ces derniers savent de quoi ils parlent et sont vraiment en mesure de bien informer les citoyens dans la plupart des situations. Ils sont directs, honnêtes et bien renseignés dans leurs réponses. Ils apportent aussi une dimension humaine à toutes les situations. En un mot, ils sont crédibles!

Le rôle du porte-parole traditionnel reste important en situations d’urgence mais il est libéré du fardeau de toujours se retrouver sur la ligne de feu en toutes circonstances. L’expert apporte sa crédibilité, mais n’est que très rarement un communicateur-né.

L’Institut FORMAT qui se spécialise dans la formation médias depuis 36 ans, offre un programme spécifique à ces experts. Il ne s’agit pas d’une formation médias ni même d’un « coaching », mais plutôt d’un encadrement spécifique et personnalisé à chacun.

Ce programme vise à bien préparer un expert à accorder une entrevue sans édulcorer sa spontanéité.

La grande valeur ajoutée de cette stratégie est de mieux informer le public tout en valorisant le savoir-faire de l’organisation.

Louis-Pierre Girard

Président

Institut FORMAT.

PS : Vos commentaires seront très appréciés

UN SINGE EN POLITIQUE

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Connaissez-vous le singe de Wall Street. Il lance chaque année des fléchettes sur une cible la veille du jour de l’An et prédit les mouvements de la bourse mieux que les gourous de la finance.

Cette fois, l’été est arrivé. Les grandes fêtes de juin sont derrière nous, la saison des BBQ et les vacances sont proches. C’est le temps aussi de parler politique puisque nous serons en élections au Québec dans une année. La situation actuelle est particulière mais je vais vous faire une prédiction sur le gagnant de la prochaine élection, comme le singe de Wall Street.

La vieille notion de diviser les partis entre la gauche et la droite, cette vieille notion semble aujourd’hui surannée. Le parti Québec solidaire semble plus près du Parti libéral que du Parti québécois sur certains aspects. Bien sûr, c’est une illusion, mais dans la prochaine année, il risque d’être plus utile au PLQ qu’aux partis de gauche en divisant ce vote au profit des Libéraux.

Nous sommes de plus en plus éloignés au Québec d’une union sacrée de la gauche, comme l’ont vécue les Français en 1981 avec Mitterand.

Dans ce contexte incertain qui profite certainement aussi à la CAQ, je vais me permettre de faire une prévision sur l’issue de la victoire. En clair, je vais aujourd’hui même vous dire qui sera le vainqueur.

Évidemment pas le nom du parti triomphant car ce serait presque nier aux citoyens du Québec qui lisent ceci le droit de faire leur choix en toute liberté.

Par contre, je vais vous dire exactement ce que doit faire le parti qui désire vraiment assumer le pouvoir dans un an. La victoire ira au parti qui saura le mieux mettre en place une stratégie de communications basée sur le marketing de contenu.

Une fois que vous aurez terminé de faire les gorges chaudes sur ma vieille obsession, vous conviendrez avec moi que c’est la bonne solution pour celui qui veux remporter la palme. Ok, mais comment s’articule une telle stratégie de MdC pour un parti politique?

Première règle, ne jamais attendre le déclenchement d’une élection pour commencer à communiquer avec les citoyens. Cette stratégie repose sur la patience, la constance et la persévérance. Il faut commencer maintenant.

La deuxième règle immuable est d’être utile aux autres et non à sa propre cause. Comme le dit notre cher Yvan Huneault : « Il faut parler aux citoyens avec respect ». Pas en les vouvoyant mais en leur parlant franchement, sans mensonges, avec son coeur et non avec sa tête. En leur parlant de choses qui les concernent directement, qui font partie de leurs préoccupations, de leur avenir et de leur mieux-être.

Il faut mettre de côté la correction politique et parler vrai!

Voici un exemple à méditer. À quand remonte la dernière élection sur le thème de l’ÉDUCATION? Pourtant c’est un enjeu fondamental. La politique du ministre Proulx place la barre très haute selon certains et pourtant : l’avenir de nos enfants, de notre société et de sa santé économique et sociale ainsi que tous les défis à venir reposent sur cette question. Présentement, la situation du Québec sur ce plan est plus catastrophique que la situation en santé. Ceux qui pensent que c’est exagéré peuvent retourner à leur sieste.

Aborder ce genre de thème n’est pas très sexy en campagne électorale et c’est peut-être pour cette raison que les Libéraux présentent ce dossier maintenant. Voilà un thème qui se prête parfaitement au marketing de contenu. Comment notre système d’éducation sera utile aux jeunes.

Imaginez un parti politique qui se met à faire du marketing de contenu sur cette question fondamentale.

Des capsules vidéo avec tous les intervenants, les jeunes, les spécialistes, les conseilleurs mais aussi les payeurs, c’est à dire les citoyens votants et trébuchants Des centaines de clips de points de vue produits à la manière des YouTubeurs, avec peu de moyens et beaucoup de coeur. Des productions qui s’adressent aux citoyens avec respect et conviction. Des clips qui sont mis en ligne dans la télé du peuple que sont devenus les réseaux sociaux. Des petites gouttes qui formeront un océan d’idées et qui pourraient conduire à une vraie orientation sociale.

Le parti qui choisira cette voie remportera la prochaine élection.

 

QUE PEUT-ON CACHER DANS UN PUITS?

L’espionnage des journalistes, les plus crédibles au Québec. Existe-t-il un seul communicateur au Québec qui n’a pas été scandalisé par cette atteinte grave à la liberté de la presse, à la démocratie et à la vérité tout court.

Les médias et les communicateurs sont structurellement en opposition dans beaucoup de situations. Ils sont des frères ennemis qui partagent tout de même une passion pour la communication.

Mais tous s’entendent pour défendre le droit du public à une information libre, éclairée et impartiale. L’histoire nous rappelle que la première mesure d’un régime dictatorial est de juguler la liberté de la presse et c’est vrai de Napoléon à Adolf.

Ça débute par quelques petits mandats d’écoute des cellulaires des journalistes dérangeants et ça finit par une mainmise et un contrôle total sur l’information. La justice et la police sont tellement encadrées dans leurs pratiques que ces règles qui les régissent nuisent parfois à leur quête de la vérité. On a vu des assassins avérés remis en liberté pour des délais de procédure…

Les pouvoirs politiques et judiciaires, ainsi que les policiers, travaillent en bonne intelligence. Mais avec les maudits journalistes, c’est carrément plus difficile de s’entendre. Ils sont les seuls électrons libres de notre société. Dans les dix dernières années, combien d’affaires de mauvaise administration, de magouilles, de malversation, de trafic d’influence, de détournements de fonds publics, de scandales, de rénovations coûteuses et de « crossettes » en tout genre ont été mises au jour par les médias.

Les médias sont la seule et véritable voie du peuple contre les abus de ses dirigeants. Avec le faible taux de participation aux urnes et la segmentation des partis, la pression spontanée et directe des citoyens, c’est les médias. J’inclus naturellement dans cette classe les réseaux sociaux, mais ils n’ont pas encore la structure ni les moyens des médias traditionnels pour débusquer le mensonge.

Nous avons entendu à la Commission Chamberland les chantres du pouvoir judiciaire et les avocats représentant les accusés tenter de discréditer les journalistes qui témoignaient devant cette Commission en les questionnant sur leurs méthodes de travail, leurs connaissances, etc. J’adore la procédure qui consiste à asseoir la victime sur le banc de l’accusé pour discréditer sa position. Il faut reconnaître que le commissaire Chamberland a empêché les avocats, en contre-interrogatoire, de varloper les journalistes en ne permettant pas qu’on discute de leurs méthodes de travail. Il ne s’agissait pas du procès de la presse… Ostie!

Ce n’est pas un hasard si certains policiers se sont attaqués à ce qu’il y a de plus solide en termes de journalistes au Québec. Les meilleurs mais aussi les plus dangereux, les plus habiles et les plus honnêtes. Si vous leur enlevez la confidentialité de leurs sources, vous tuez toutes possibilités d’enquêtes sérieuses, d’informations éclairées et vous assassinez notre liberté d’expression.

Que peut-on trouver dans un puits?

JE SUIS LOIN DE TOI, MIGNONNE

Le soldat Lebrun, dans les années 40, racontait des histoires en chansons.

Johanne et Siuol ont fermé les livres pour l’été. Leurs productions de contenu de marque seront complétées à la fin de juin.Ils seront donc prêts pour une mise en ligne à l’automne.

Le soldat Lebrun fait partie de l’héritage folklorique du Québec. Nous l’écoutons toujours avec un petit frisson de nostalgie pour le siècle dernier et les années de guerre. Ses chansons racontent naïvement la réalité du temps qui passe, de l’absence et des adieux. Lebrun et La Bolduc font partie de ces pionniers qui sans le savoir, ont tracé la route à tous ces grands talents qui les ont suivis. Quelque part, il ont eu un rôle à jouer dans la « révolution tranquille » des années 60 en donnant aux jeunes des outils de revendication, lesquels sont du marketing de contenu. Pardon, c’est mon obsession…

Comme ce bon vieux soldat, l’heure est donc venue pour nous de laisser tomber les masques et de vous faire partager nos petits secrets.

Vous aurez sans doute compris que les aventures de Siuol et de Johanne sont intimement liées à notre propre démarche. Les questions qu’ils se sont posés depuis plusieurs mois étaient aussi les nôtres. Nous étions intimement liés dans cette quête d’explorer de nouvelles avenues de communication. Vous, lecteurs, vous étiez à la fois les témoins et les complices de ce cheminement.

Vous avez aussi saisi la finalité de la démarche. Il s’agissait de faire ensemble une réflexion globale sur ce nouveau vecteur qui s’ouvre à nous. Cette démarche était obligatoire pour nos héros, elle était nécessaire pour nous et, je l’espère, elle était utile pour vous. Si c’est le cas, nous avons grandi ensemble dans la compréhension de cette nouvelle avenue de marketing. Notre objectif ultime était de raconter une histoire utile mais aussi de nous forcer à faire une réflexion en jonglant avec les définitions et les variantes, les à priori et les concepts, la technique et la théorie et nous avons fini par faire nous-mêmes du marketing de contenu!!!

Chemin faisant, nous avons découvert une opportunité, un créneau et un outil pour faire vraiment du MdC. Notre solution à nous est d’être le média de notre marque. La première étape de cette démarche s’est concrétisée la semaine dernière avec la mise en ligne de notre émission pilote : COMMUNICATIONS 360. Le format définitif qui sera proposé une fois par semaine à l’automne sera légèrement différent mais l’objectif de base sera toujours le même : être utile aux communicateurs par une diffusion constante d’infos, de réflexions, d’innovations, de contenus et la présentation d’experts liés aux communications. Depuis 37 ans, l’Institut FORMAT propose de la formation en communications et nous poursuivons donc dans cette voie et dans cet esprit.

Ce sera une manière pour nous de rester présent auprès de vous et de partager ensemble les promesses d’une nouvelle manière de se parler. « Je suis près de toi… ».

Cet article fait partie d’un feuilleton hebdomadaire sur le marketing de contenu. Cette série a débuté en janvier 2017.

Denise Filiatrault et Dominique Michel chantent  » Je suis loin de toi mignonne  »

DAVID ET GOLIATH

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Siuol, Johanne et Pierre, leur conseiller, se retrouvent encore une fois sur une terrasse de la rue Saint-Denis pour une petite réunion informelle.

La conversation va à bâtons rompus car l’équipe est en avance sur son plan de travail. Beaucoup d’entrevues avec des clients et des fournisseurs sont déjà en « cans ». Il reste les témoignages avec les membres de la direction et certains employés. Siuol a voulu se les garder pour la fin, histoire de se faire la main pour sortir le bon « jus » de ces derniers. Tous trois réalisent que cette opération est fortement du contenu de marque et pas du pur marketing de contenu.

Ces deux orientations sont assez différentes. Dans l’approche du contenu de marque, l’entreprise est omniprésente alors que dans le MdC, elle est « omniabsente ». La grande différence est que la première démarche sera surtout utile à l’entreprise alors que le MdC doit impérativement être utile aux autres. Les exemples de marques utiles ne manquent pas : Google, Facebook, Michelin, Red Bull, etc. Elles sont utiles à des millions de gens et elles ne coûtent rien à l’usagé primaire. Peu d’entreprises peuvent s’approcher de ce modèle à cause de leur nature même, mais nous devons retenir l’objectif capital de toute entreprise dans l’élaboration de sa stratégie de marketing : être utile avec la plus grande visibilité possible dans son marché spécifique.

Pierre raconte qu’il est très occupé cette semaine car il est conseiller sur la production d’une émission sur le marketing de contenu qui sera produite et diffusée le 9 juin 2017 par l’Institut FORMAT. Les invités de cette émission sont Arnaud Granata, Pascal Henrard, Patrick Pierra et Carl Charest. L’enregistrement se fait dans les studios de FORMAT situés au centre-ville de Montréal.

Johanne souligne qu’elle connaît bien Granata d’InfoPresse, lequel est vraiment « la » référence ici dans l’univers des communications et qu’ils organisent des Webinaires sur une base hebdomadaire. Elle ajoute connaître aussi les coauteurs du Guide du marketing de contenu, la bible sur le sujet au Québec. Par contre, elle avoue qu’elle ne connaissait aucunement le nom de Carl Charest.

Pourtant, précise Pierre, c’est vraiment un king du MdC, des réseaux sociaux et de tout ce qui a trait à la diffusion sur le Web.

Siuol ajoute que l’expertise cumulée de ces invités fait vraiment le tour de la question sur le marketing de contenu.

– Qu’est-ce que FORMAT vient faire dans le marketing de contenu questionne Johanne? C’est plutôt une firme spécialisée dans la formation des porte-parole médias depuis trois décennies. J’ai l’impression qu’ils veulent sauter dans le train en marche et profiter de la vague de popularité du MdC.

– Oui et non, rétorque Pierre : d’abord, préparer des personnes pour affronter les médias, c’est aussi aider les gens à mieux communiquer devant les caméras. Si une entreprise veut devenir le média de sa marque, elle a intérêt à s’assurer que ses animateurs, interviewers et présentateurs à l’interne sont à l’aise devant les kodaks.

Siuol note qu’il a déjà pris contact avec cette firme pour justement leur donner un mandat dans ce sens.

Pierre raconte qu’il y a plus de cinq ans, cette boîte proposait déjà à des grandes organisations comme Hydro-Québec, la SAQ et même la Sûreté du Québec, une application pour les aider à préparer des contenu dans le but de devenir le média de leur marque.

Et alors? Questionne Johanne.

Ça n’a pas marché, précise Pierre, car c’était beaucoup trop tôt et pas envisageable pour ces grandes entreprises d’être des diffuseurs de leurs contenus. Ils avaient peur d’être taxés de se substituer au travail des médias traditionnels.

– Aujourd’hui, ce n’est plus vraiment le cas, commente Siuol.

– Johanne note que si les grandes organisations ne deviennent pas le média de leur marque, qui le fera!!! Comparé à nous, si une petite firme comme FORMAT se permet de produire une émission télé, il est temps pour nous qu’on déguidine!

Pierre précise que David a toujours eu sa place au combat et notamment il a l’avantage d’agir vite s’il y a des opportunités.

Cet article fait partie d’un feuilleton hebdomadaire sur le marketing de contenu.

Cette série a débuté en janvier 2017